
Nous connaissons tous ce geste, presque machinal : lâcher un sachet d’eau plastique, une bouteille vide ou un emballage de biscuits sur le trottoir, dans un caniveau ou sur un terrain vague. À Kinshasa, ce qui semble être un petit geste individuel est devenu un fléau collectif.
L’image qui circule actuellement sur nos réseaux (ci-dessus) nous rappelle une vérité brutale : nos mauvaises habitudes nous freinent.
Pourquoi « jeter n’importe où » est un danger réel ?
Le message de la campagne est clair : l’insalubrité n’est pas qu’une question d’esthétique. C’est un obstacle majeur à notre épanouissement pour trois raisons clés :
• Une menace pour notre santé : Les déchets qui s’accumulent bouchent les caniveaux, créant des eaux stagnantes. Résultat ? Une prolifération de moustiques (paludisme) et des risques accrus de maladies hydriques comme le choléra ou la typhoïde.
• Un frein au développement : Une ville sale attire moins d’investissements et de tourisme. De plus, les inondations provoquées par les bouchons de plastique détruisent nos infrastructures et nos routes, coûtant des millions à la communauté.
• Un environnement étouffé : Nos sols et nos cours d’eau sont pollués pour des décennies par le plastique qui ne se décompose pas.
Quitter les mauvaises habitudes : Mode d’emploi
Passer de « Kin la Poubelle » à « Kin la Belle » ne se fera pas par miracle, mais par des décisions quotidiennes. Voici comment changer la donne :
1. Gardez vos déchets sur vous : Si aucune poubelle n’est à proximité, gardez votre emballage dans votre sac ou votre poche jusqu’à la maison.
2. Dites non au brûlage : Comme on le voit sur l’image, brûler ses déchets dégage des fumées toxiques pour vos poumons et ceux de vos voisins.
3. Sensibilisez vos proches : Ne restez pas silencieux quand vous voyez un ami jeter un déchet par la fenêtre d’un taxi ou d’un bus.
4. Participez au Salongo : Redonnons du sens à nos travaux communautaires pour assainir nos quartiers de manière régulière.
“La propreté, c’est notre affaire à tous”. Ce n’est pas seulement le travail de l’État ou des services de voirie ; c’est une responsabilité qui commence devant notre propre porte
Et vous, quelle est la première habitude que vous allez changer aujourd’hui ?
Chaque bouteille ramassée est une petite victoire pour notre santé commune. Partagez cet article pour propager le message, pas les déchets !

